Séminaire croisé du collectif ApprEs « Espaces d’apprentissages »

Laboratoire ÉMA (École – Mutations – Apprentissages)

Thème de la séance : LES MUTATIONS DES COURS DE RECREATION

14 janvier 2026, 14 h – 16 h (salle A111)

Site Inspé de Gennevilliers (Cergy Paris Université,

ZAC des Barbanniers, avenue Marcel Paul, Gennevilliers)

Première intervention : Jean-Pierre Chevalier

L’invention et la diffusion de la cour d’école

Pendant longtemps la maison d’école a été dépourvue de cour. La cour de récréation, pour ce qui deviendra

l’enseignement primaire élémentaire et maternel, a été instituée durant la seconde moitié du XIXe. Ces cours

sont un espace pour la récréation, moment placé dans les emplois du temps. Il s’en est suivi à la fin du XIXe

une longue série de préconisations. Des standards qui se sont mondialement généralisés, mais qui ne portent

pas à obligation. Des cours qui servent pour les jeux libres, mais aussi pour des mises en rang et, dans de

nombreux pays, pour des cérémonies autour du drapeau.

Présentation : Jean-Pierre Chevalier, géographe, professeur des universités émérite, Cergy Paris

Université, laboratoire EMA.

Deuxième intervention : Elsa Filâtre

Les sols des cours : ce dont le décroûtage est porteur

Les sols des cours de récréation sont au cœur des projets d’adaptation des villes au changement climatique :

du tout bitume à la végétalisation, ils témoignent d’un changement de regards sur ces espaces récréatifs.

Conduire les élèves à porter attention au sol de leur cour de récréation peut offrir des opportunités

didactiques pour construire une géographie de l’habiter à travers le regard des enfants.

Présentation : Elsa Filâtre, didacticienne de la géographie, Maîtresse de conférence, INSPE Toulouse

Occitane Pyrénées, Laboratoire GEODE UMR 5602

Troisième intervention : Pascal Clerc

Les résistances du bitume

Les cours de récréation changent. Sous l’impulsion de divers acteurs, on plante des arbres, on apporte de la

terre, on crée du relief… Sur le terrain et du côté des chercheurs, on évalue déjà les effets positifs de ces

transformations tant sur le plan pédagogique que social. Pourtant, des résistances s’expriment et limitent

l’ampleur de ce mouvement. Comment expliquer que cette évolution des cours de récréation n’aille pas plus

loin ? Je discuterai deux hypothèses pour cela : la prégnance de la dimension disciplinaire de la forme scolaire

et le poids de l’ontologie naturaliste dans notre société.

Présentation : Pascal Clerc, géographe, professeur des universités émérite, Cergy Paris Université,

laboratoire EMA.

* Le collectif privilégie le présentiel mais nous invitons celles et ceux qui ne peuvent pas se déplacer à nous contacter

pour obtenir un lien de visioconférence. 

Contacts : Claire de Saint Martin (claire.de-saint-martin@cyu.fr), Guilhem

Labinal (guilhem.labinal@cyu.fr), Elsa Filatre (elsa.filatre@univ-tlse2.fr), Pascal Clerc (pascal.clerc@cyu.fr).